Les églises de la commune

Eglise saint Michel à Saint-Igest

 

L’église Saint-Michel actuelle date du XIXe siècle. La date de sa construction est précisée par une plaque se trouvant au dessus du porche d'entrée : "Clamouse curé 1898 Dissane entrepreneur".

L’édifice actuel a été bâti sur l'emplacement d’une église antérieure, dépendant à l'origine de l'abbaye de Vabres. La contigüité entre l'église actuelle et le cimetière permet de penser que l'ancienne église se situait déjà sur le lieu de l'église actuelle (jusqu’à récemment les cimetières étaient toujours à côté de l’église).

 

L’église actuelle a été construite avec l'aide des paroissiens.

Les fermes de la paroisse allaient notamment chercher à tour de rôle du sable au Tarn ou charriaient les pierres nécessaires à la construction.

Les familles les plus aisées de la paroisse ont effectué des dons pour la réalisation des vitraux (un bandeau situé en bas de chaque vitrail comporte le nom du donateur). Le principal donateur est la famille Roland (originaire du Cabriol) avec les deux vitraux situés au niveau du transept nord : un concernant la vierge, l'autre sainte Anne. Sur le transept sud, un vitrail à l'effigie de saint Dominique porte l'indication de Jean Serin (du Mazet ?). Près de l'entrée, coté nord Pierre Carrière (de Saint-Dalmazi ?) a lui aussi offert un vitrail. Dans le chœur, un vitrail porte comme donateur Arthémon Vigroux (de la Garaldier ?), tandis qu'un second représentant saint Dalmas évêque a été offert par la famille Rouquette (de Saint-Igest ?).

 

Si l'on excepte le vitrail central du chœur offert par Mgr Bourret, évêque entre 1871 et 1896, les autres restants ont été offerts par des regroupements de personnes. Par exemple, le vitrail représentant saint Michel patron de la paroisse est un « Don des jeunes gens de St Igest ». Même chose avec un « Don de la fraternité de St Igest », un « Don des mères chrétiennes de St Igest »… Seulement trois vitraux ne portent pas d'indication.

 

La paroisse de Saint-Igest a perdurée jusqu’aux années 1960, avec le départ du dernier prêtre résidant. (Source « Histoire et histoires de Saint-Igest » de Christian Jeantet)

  

Saint Dalmazi fait partie de la commune de Saint-Igest jusqu'en 1833. Saint-Dalmazi est une ancienne église donnée à Vabres au Xe siècle par Frédelon, le cinquième abbé de l'abbayes de Vabres, pour le repos de son père Amblard, de sa mère Sénégonde et de ses quatre frères déjà morts. Elle devint un lieu de pèlerinage, dédié à Saint-Dalmas, un des premiers évêques de Rodez. Selon la tradition populaire, Saint-Dalmas avait traversé le Tarn à gué au niveau du village de Saint-Dalmazi. Il aurait été accompagné d'un bœuf qui aurait refusé d'aller plus loin à la Fage. Saint-Dalmas serait alors devenu le saint patron des éleveurs de bovins…

 

 

Eglise saint Jean à l'Hôpital

 

Egalement appelée Saint-Jean-des-Cabilladouires, l'église Saint-Jean-de-l'Hôpital dépendait des Hospitaliers de Saint Jean avant de devenir une église annexe de la paroisse de Saint-Igest. Elle a été détruite au milieu du XXe siècle afin de récupérer ses pierres pour la construction du château d'eau de Montclar...

 

Cette église fait actuellement l’objet de fouilles et d’une reconstruction partielle impulsée par Christine et Gilles Brenta de l’Hôpital.

 

 

A signaler, l'existence d'un encensoir roman en bronze (hauteur 17 cm) dont l'origine remonte au Moyen-Âge. Cet objet liturgique est inscrit à l'inventaire de monuments historiques depuis avril 1964 (ref : PM12000355). Il est conservé à Montclar et peut être vu (demander à la Mairie).

 

Eglise saint Jean-Baptiste à Montclar

  

L’église Saint-Jean-Baptiste, siège d'une dévotion à Saint-Eloi, a été reconstruite au XIXe siècle comme en témoigne le clocher qui porte la date de 1849.

 

L'église de Montclar abrite deux tableaux du XIXe siècle classés[i],

récemment restaurés, et une chaire sculptée en bois (escalier incomplet). Ces œuvres sont des copies d’œuvres célèbres, réalisées à la demande de l’Etat. La "Purification de la Vierge", sur le retable du maître-autel, a été mise en dépôt en 1864 dans l'église de Montclar. En 1849, cette même église avait déjà reçu en dépôt une réplique du Couronnement d'épines de Titien. Ces attributions sont sans doute liées à la reconstruction toute récente de l'église, en particulier du clocher qui porte la date de 1849.

 

 

Purification de la Vierge de Didier-Alphonse Lhuillier

Tableau du retable du maître-autel et son cadre. Il s’agit de la copie d’une œuvre du peintre bolonais Guido Reni (1575-1642).

Le tableau représente la Présentation au Temple de la Vierge à l'occasion de sa purification à la suite de la naissance de l'Enfant Jésus. La Vierge se tient agenouillée devant le grand prêtre. Une foule masculine et féminine l'entoure. Une jeune femme, agenouillée et de profil, tient dans un panier deux oisillons. Sur la gauche, un jeune garçon regarde sur une table trois oisillons dans un panier.

L'œuvre originale a probablement été exécutée pour la chapelle Sassi de la cathédrale de Modène où il est placé avant 1636. Transféré à la galerie ducale de Modène en 1774, il est prélevé de la Galerie ducale de Modène par les commissaires de la République française et emporté en France en 1796. Il est conservé depuis au musée du Louvre (INV 522).

La copie de Montclar a été réalisée par le peintre de genre et d'histoire Didier-Alphonse Lhuillier (1818-1890). Cet élève du peintre d'histoire Paul Delaroche expose au Salon de 1848 à 1870. Il exécute au cours des années 1850-1860 plusieurs copies de tableaux religieux destinés à être déposés dans les églises de France, tout comme des répliques du portrait de Napoléon III d'après Winterhalter.

Le tableau mis en dépôt à Montclar a été commandé à l'artiste en 1864, pour la somme de 1 200 francs. Cette œuvre est répertoriée sur les registres du FNAC sous le numéro d'inventaire FH 864-184.

Il s’agit d’une peinture à l'huile peinte sur toile, de format rectangulaire (h. 285 x l. 202), montée dans un cadre doré. L'œuvre est enchâssée dans le retable du maître-autel de style néo-gothique. Le cadre comporte un cartel : "Donné par l'Empereur/1864".

 

 

Mise au tombeau de Jean-Alexandre-Rémy Couder

Il s’agit de la copie d’une œuvre de Tiziano Vecellio, dit Le Titien.

Le tableau représente la Mise au tombeau du corps du Christ. Il s'agit d'une copie d'une œuvre peinte vers 1525 par l'artiste vénitien Titien (1488-1576). Le tableau original est aujourd'hui conservé au Musée du Louvre (Inv 749).  

La copie de Montclar a été réalisée par le peintre d'histoire et de genre Jean-Alexandre-Rémy Couder (1808-1879). Élève du peintre d'histoire Gros à l'Ecole des Beaux-Arts, il expose au Salon de 1833 à 1868 où il obtient plusieurs récompenses et prix honorifiques. Il exécute également au cours des années 1850-1860 plusieurs copies de tableaux religieux destinés à être déposés dans les églises de France

Le tableau mis en dépôt à Montclar a été commandé à l'artiste  en 1848, pour la somme de 600 francs, et achevée en 1849. L'œuvre est répertoriée sur les registres du FNAC sous le numéro d'inventaire PFH-1314.

Il s’agit d’une peinture à l’huile sur toile (h.152 x l.207), montée dans un cadre doré. 

 

 

Comme dans l’église de Saint-Igest, les vitraux de l'église de Montclar ont été financés par les dons des familles les plus riches.